jeudi 5 janvier 2012

2012 ... Année de la loose ?? NON

        La nouvelle année pointant le bout de son nez, je me suis mise en quête de nouvelles résolutions à tenir. Je vous épargne les sempiternels : " cette année je me mets au sport "...
Cette année, moi, je blogue. Je ne me contente pas de trois pauvres articles par an. Je vais à l'encontre de ma nature paresseuse. J'arrête d'être spectatrice et je deviens enfin actrice. Ouh là là, tout ça me semble déjà bien trop affirmatif, ça m'effraie. Je suis déjà prête à revenir sur mes propos mais je n'en ferai rien. Je ne reviendrai pas non plus sur mes voeux de l'année 2011. Et oui j'annonçais les prédictions de Christine HAAS, à savoir une bonne, très bonne année pour les taureaux ( DSK ) et les vierges ( moi-même).

Cette année je veux tout (comme Ariane Moffat), je suis sûre que plein de bonnes choses m'attendent, nous attendent. Alors je souhaite à tous mes lecteurs (que j'espère de plus en plus nombreux) une belle année 2012.

Et comme c'est mon blog, je fais ce que je veux. Donc god bless Ryan Gosling !!!



Une histoire vraie David Lynch



Alvie c'est un type pétri de bon sens, qui à l'aube de ses 73 ans prend une décision plutôt courageuse. Il s'apprête à rejoindre son frère malade avec qui il est brouillé depuis bientôt 10 ans. Le postulat de départ est plutôt simple pourtant les choses s'annoncent plus compliquées qu'elles ne paraissent.  Alvie n'a pas le permis, et de toute manière ce voyage il doit l'affronter seul. Alors c'est sa tondeuse qu'il va enfourcher pour traverser l'Iowa afin de rejoindre le Wisconsin. Un peu plus de 500 km à parcourir à une vitesse dérisoire avec le risque d'arriver trop tard. Trop tard parce que Lyle a eu une attaque, trop tard parce qu'Alvie n'est plus tout jeune , trop tard parce que 10 ans sont passés et que la futilité de la brouille initiale rend la situation pathétique.
Le fim de Lynch a le mérite de respecter le rythme du voyage, sa temporalité. Ce voyage il aurait plus l'accomplir autrement, plus rapidement (et c'est pas faute de lui avoir proposé) mais d'une certaine manière il s'impose cette épreuve comme pour mieux comprendre ce qui l'a poussé à se conduire ainsi. Son périple est ponctué de rencontres étonnantes (normal pour un road movie me direz vous !!). La "collisionneuse" de cerfs en série est assez mémorable !! Il est lent ce voyage, il est lent ce film et pourtant on ne s'ennuie pas. On savoure chaque instant au son de la tondeuse.

Cet été , j'ai eu la chance (ou la malchance pour certains ) de voyager seule et c'est  cette expérience que j'ai revécu à travers ce film. Le voyage c'est l'apprentissage , se mettre au pied du mur, se révéler pleine de ressource, se tester en situation réelle. Et c'est de ça que parle le film, enfin je crois. Il parle également de la famille, des liens que l'on croit rompus à jamais. Et on n'en sort apaisé, il n'est jamais trop tard, rien n'est inéluctable. 

dimanche 19 juin 2011

True grit



Je reviens après des mois d'absence avec un film génial des frères Cohen ( s'agirait-il d'un euphémisme ?). A priori, rien ne me prédisposait à aller voir des histoires de cow-boys ... sans indiens. Rien sauf l'idée de faire découvrir à mon père la conciliation de deux choses qui me semblaient incompatibles : un western et du bon cinoche.

True grit n'est peut-être pas un classique du genre . A vrai dire qu'est ce qui fait d'un western un western ? Des mecs avec des éperons aux pieds sur des chevaux, banco je coche. Des fusillades dans  l'ouest sauvage, je coche aussi. Des types qui ont une certaine tendance à étancher leur soif avec du whisky, c'est bon également !!!!! 

Et pourtant au delà de ça , c'est magnifiquement filmé. Les paysages sont à couper le souffle, une sensation de liberté absolue s'en dégage. Et mon dieu, c'est drôle !!!!! Avec une galerie de personnages hauts en couleurs : l'histoire est dramatiquement légère. En effet, une jeune fille sans le sou à la recherche du meurtrier de son père, il y a plus fun comme postulat de départ !!! Mais au fond c'est cette alchimie entre les personnages et les situations cocasses découlant de leur rencontre, qui donnent toute sa profondeur au film. Et l'humour des frères cohen fait le reste quant à la légèreté nécessaire.

Trop en retard pour la sortie ciné mais tout à fait à l'heure pour la sortie DVD, foncez !!!!

dimanche 16 janvier 2011

C'est ch... Arman !!!


Pour débuter cette chronique, je vais vous exposer le problème existentiel auquel je suis confrontée. J'ai une tendance aiguë à remettre au lendemain ce que je pourrais faire le jour même. Par conséquent, je me retrouve à écrire un article conseillant vivement une exposition qui est déjà finie. Puisque j'ai attendu moi même le dernier week-end pour m'y rendre.

J'en suis désolée et je m'engage solennellement à contrer ma nature profonde. L'expo, que je devais donc vous conseiller, est celle d'Arman au centre Georges Pompidou. Bien évidemment, quelques unes de ses oeuvres se trouvent dans les collections permanentes du musée et rien ne vous empêche d'aller jeter un coup d'oeil à sa production sur internet.



Arman, artiste né en 1928 ayant étudié à l'Ecole des arts décoratifs de Nice, débute sa carrière comme peintre. Il privilégie l'abstraction au figuratif puis observera un tournant décisif dans sa carrière en travaillant l'objet, d'abord sur la toile, puis en tant que tel . Il s'inscrit dans un courant artistique "le nouveau réalisme". Pierre Restany critique d'art écrit le manifeste de ce courant artistique en 1960 se réclamant d'une nouvelle approche perceptive du réel.  Il sera signé entre autre par Arman, Yves Klein, Daniel Spoerri, Jean Tinguely ...



 Ce qui est assez passionnant dans cette exposition c'est la mise en perspective avec un courant de pensée et une époque très prolifique en terme d'art et de questionnement sur l'oeuvre et l'artiste. On pense notamment à Yves Klein qui a commencé avec ses happenings, son exposition du vide, à interroger le rôle de l'artiste dans la société avec l'aide de mécène tels que Iris Clert. Toute cette filiation, elle est là, bien présente dans cette exposition qui est aussi une sorte de témoignage sur ce qu'étaient les années 60 pour ces artistes. Je pense notamment à la série des portraits robots, accumulation d'objets racontant une personne. Pour Yves Klein, on notera son kimono de judo et une omniprésence de bleu ( le fameux bleu Klein IKB).


Dans la lignée des questionnements de Klein sur le vide, les premiers travaux d'Arman sont des compilations d'ordures, l'idée de saturer la galerie de plein. Arman travaille l'objet de consommation, l'accumule, le compile, le détruit, l'explose, le démultiplie, le déconstruit. Ainsi on retrouve des thématiques fondamentales la sérialité, la répétition, la société de consommation, la filiation avec d'autres mouvements (le cubisme et la déconstruction).

L'exposition organisée par thèmes rend compte des évolutions de sa pensée et de l'inscription de son oeuvre dans une démarche collective. Ses débuts de peintre avec des toiles abstraites où les objets se substituent au pinceau (tampons...) puis sa réflexion sur le plein avec les poubelles. Ensuite l'accumulation, répétition d'un objet de même type où la question de la série émerge. Question qu'il approfondira plus tard au sein de la régie Renault avec la production industrielle.


Cet objet sera dans un second temps malmené. Il réalise une série de colères, destructions d'objets organisées comme un cérémonial, en public. Ces performances laissent traces, donnent vie à une autre sorte d'objet et ne valent pas qu'à l'instant t. Par ailleurs, la manière de fracturer les objets est savamment étudiée, tout comme l'emplacement des explosifs et la manière dont  répond ou se décompose l'objet.


Dans cette quête de déconstruction des objets, les séries de coupes constituent une autre étape qui débuta en 1961. L'objet est encore mis en scène, présenté tel un tableau en 3D avec un cadre. L'oeuvre n'est pas que conceptuelle, elle vous touche en tant qu'objet pas seulement en tant que démarche avec un sens de l'esthétisme certain. La progression de son oeuvre est tout à fait lisible et évidente dans cette exposition. Des questionnements récurrents qui vont l'amener à faire évoluer son oeuvre se dégagent et s'inscrivent clairement dans une époque qui a vu l'objet usuel acquérir ses lettres de noblesse.

Superbe expo que vous avez, je l'espère, pu voir. En tout cas, découvrir Arman fut charmant.

jeudi 6 janvier 2011

Bonne année les kékés !!!!

Il y a quelques jours j'ai regardé Cdans l'air (remarquable émission au passage) le thème était la voyance. Et l'une des astrologues consultée par le tout Paris, Christine Haas, disait que 2011 serait une belle année pour les taureaux (Strauss Kahn) et pour les vierges (moi-même). Inutile de vous dire a quel point je m'empresse de découvrir ce que me réserve cette nouvelle année (un énième scandale sexuel avec mon assistant, une course à la présidentielle, ah non ça c'est dominique désolée). Mes ambitions sont plus modestes bien que j'aspire à de grandes choses également.

Il s'agit donc pour moi de vous souhaiter mes meilleurs voeux pour 2011. Que l'année soit pleine d'espoir (c'est la période ensuite on est foutu!!), de joie, de bonheur, de sérénité, d'amour !!! Vous avez tous prévu d'arrêter de fumer, d'entreprendre un régime, abandonnez ça ne marchera pas !!!! Je ne me départirai pas de mon sarcasme cette année, c'est mon arme absolue. Mais je dois l'avouer, moi aussi j'ai pris des résolutions que je ne tiendrai sûrement pas.

Il s'agit pour moi également de dresser un premier bilan de mes aventures de bloggueuse. Le première étant que pour différentes raisons, je n'ai pu poursuivre mon but premier de distiller des conseils modes grâce à des photos de tenues. Ces différentes raisons, je n'ai pas spécialement envie de les expliciter mais je tenterais d'y remédier à partir du printemps.

Parlons de l'affluence de ce blog : pour être tout à fait honnête, c'est assez désertique pour le moment ! Hormis mes fidèles amis (et ils sont peu nombreux), les 3 pecnos dont moi même qui sont membres de ce blog (merci amel et mag), je n'éclate pas les statistiques !!! Sans compter les quelques lobotomisés qui me servent d'amis et qui n'arrivent pas à se créer un compte google pour être membres, ça va être dur, très dur!! Pourtant j'ai des connexions régulières des USA, mais bon sang manifestez vous les lecteurs, je me sens seule.

Malheureusement, j'ai une autre théorie, que m'ont soufflée les scénaristes de ma série "Fais pas ci Fais pas ça", la connexion par erreur. En effet Denis Boulet, chomeur (euh pardon en reconversion professionnelle) se met à la musique et voit le nombre de connexions explosé lorsqu'il poste la vidéo de son clip. Malheureusement, il se rend compte qu'il a un homonyme, un certain Denis Boule acteur porno gay!!! Et comme Karina, c'est assez exotique comme prénom, pas besoin de vous faire un dessin. Ceci pourrait expliquer cela, à savoir les connexions journalières provenant des USA ou parfois de Hong Kong.

J'arrête les théories fumeuses : première résolution de cette nouvelle année!!

jeudi 11 novembre 2010

Amour, Imagination, Rêve


Me voici mardi à 20H30 à la MAC de Créteil où je m’apprête à voir seule un concert de mecs que je ne connais pas. Petite précision, la MAC c’est la Maison des Arts de Créteil (aucun rapport éventuel avec quelque autre souteneur du Val de Marne), une salle dont je ferai souvent l’éloge car sa programmation est géniale, si éclectique et qualitative que ça vaut le coup d’être souligné. Les mecs en question ce sont Jean-Benoît Dunckel et de Nicolas Godin qui forment le groupe AIR. Me voici donc là, autour de ces intellos bobos venus faire un petit tour en banlieue, prêts à ce sacrifice ultime pour écouter de la musique électro pop de qualité. Quant à moi, les circonstances sont tout autres ; ma sœur nous propose chaque début d’année la programmation de la MAC puisqu’elle y a été abonnée.
Je me dis donc la musique électronique, c’est pas ma cam mais le meilleur moyen d’en être sure, c’est de tester en concert. Et puis Air, c’est la musique de Lost in Translation, The Virgin Suicides bref l’incarnation de la FRENCH TOUCH ! Si Soffia Coppola aime, il faut que je teste. Je pensais convaincre plus de monde mais vraisemblablement, j’étais la seule intéressée.

Je ne suis plutôt pas mécontente à vrai dire. Passés les quelques instants de doute, j’ai vraiment apprécié. Bah oui le doute, c’est que ça commence, tout le monde hoche la tête de manière saccadée. Et toi tu te dis, « c’est qui ces mecs tout droit sortis de l’espace !! » En effet l'ingé son qui débarque avec une frontale pour faire des réglages ça n'arrange rien. Quant à l'un des deux comparses qui utilise un modificateur de voix pour dire Merci beaucoup, t'as juste l'impression d'être dans la quatrième dimension.

Pourtant, j'ai été assez bluffée par la manière dont on pénètre dans leur univers. La mise en scène n'est pas spectaculaire mais le jeu de lumière et les projections sur grand écran sont stupéfiants. C'est psychédélique à souhait : ligne de mire, flash... On passe tour à tout d'une ambiance seventies à un univers poétique, une sorte de rêverie en bleu. J'ai aimé leur simplicité, leur humilité. Bon il faut dire que niveau charisme ce n’est pas tout à fait ça. Puis faut dire à  Jean Benoît Bunckel que le pantalon blanc taille haute ça ne va à personne, pas même à Jude Law, alors on oublie !!!

             Mais on apprécie leur discrétion car ce qu'ils mettent en avant c'est leur musique et leur instruments (tout droits sortis du labo de Géo Trouvetout ). Quelques noms de ces derniers : Pocket Sympony, Talkie Walkie, Moon Safari... Et la musique me direz-vous ? Et bien la musique c'est plaisant même si c'est un genre qui ne me fait pas spécialement vibrer, c'est un peu trop instrumental à mon goût, pas assez chanté. Pourtant j'ai adoré certains morceaux et ce sont d'excellents musiciens.  Me voilà donc repartant vers Paris (car oui on pourrait penser que je fais partie de ces intellos bobos mais non !) très satisfaite de mon incursion dans l'univers de Air. Air : Amour Imagination Rêve; c'est l'acronyme qu'ont choisi les deux comparses pour leur groupe. Puis je me suis dit que j'avais eu raison d'y aller car d'une certaine façon on avait quelques points communs. Outre un goût immodéré pour les rêveries et une capacité à laisser s'exprimer son imagination, Nicolas Godin a entrepris des études d'architecture et a même composé un titre instrumentale intitulé Modulor en hommage à le Corbusier , si ça c'est pas la classe !!! Et il a collaboré avec Teri Moise, double classe !!!

A Ciao Bonsoir !




















mardi 26 octobre 2010

Gossip AIDA

Les amis,

En ces temps de grisailles et de déprimes post-estivales me revoilà sur la blogosphère. Après un concours d'archi non rendu, une poignée de main à un ex PDG, surement l'un des plus puissants de France et une oeillade à Jean Nouvel, me voilà à la recherche d'un sujet pour un futur post. Alors au choix : une pièce de théâtre avec Edouard Baer, un film avec Ben Affleck (bah oui les moines c'est bien sympa mais faut pas déconner non plus) ou un opéra en plein air. Et puis il ne faudrait pas oublier l'actualité brulante. La pénurie d'essence, la réforme des retraites, la mort de Georges Frèche (je ne l'appréciais pas vivant ça ne va donc pas commencer maintenant).
Parlons un petit peu d'Aida, de Verdi. A vrai dire je n'avais absolument pas l'intention d'en parler, pensant que ça ne ferait pas saliver grand monde (contrairement à Ben Affleck). Mystérieusement mes mains courent sur le clavier et je ne peux les arrêter! En fait si mais là encore, pure rhétorique!!! Puis finalement Aida de Verdi c'est une histoire tout a fait contemporaine. Oubliez l'Egypte antique et le roi d'Ethiopie, vous transposez le récit à Manhattan et on se retrouve dans Gossip Girl, Radames devenant Serena Van der Woodsen et Aida, Dan Humphrey.
L'histoire c'est celle d'un général égyptien  Radamès promis à la fille du pharaon mais qui est secrètement amoureux de l'esclave éthiopienne de cette dernière ( la fameuse Aida c'est elle).  Mais l'opéra c'est un peu les feux de l'amour ; quand tu crois que t'as compris ... bah en fait t'as rien compris. Parce qu'Aida en réalité est la fille du roi d'Ethiopie et ça tout le monde l'ignore. Radamès se retrouve donc à combattre le peuple de sa dulcinée. Ensuite, il se passe une foultitude de choses que je vous épargne. Radamès décide de tout abandonner pour Aida mais les amoureux ne pouvant fuir, ils décident de mourir ensemble. C'est pas dans gossip girl que l'on verrait ça vu que chacun et chacune tuerait père et mère pour une paire de Manolo blahnik.
Pour conclure, magnifique spectacle, jolie mise en scène. Les puristes diront que ce n'est pas de l'Opéra. Dans une certains mesure, j'approuverais. Les micros, les amplis enlèvent en partie la pureté de la musique mais la dimension scénographique spectaculaire compense largement. C'est complètement différent que d'aller à l'Opéra mais on en ressort tout autant chamboulé et émerveillé.

Sur ce, Ben Affleck est passé à la trappe mais I'll be back !!!