mercredi 20 mars 2013

Le Mylène Farmer du numérique

         



             Il y a des choses qu'il est de bon ton de posséder pour ne pas avoir la sensation de débarquer d'une autre planète. Des sneakers Isabelle Marant, un compte Instagram, une brosse Clarisonic (je vous expliquerai ce que c'est) et un I-phone entre autres choses. Concernant le dernier spécifiquement et d'ailleurs concernant tous les autres je nourris une sorte de fascination - répulsion.
         Je me demande comment ce cher Steeve, érigé au rang de demi dieu depuis sa mort, a pu aussi longtemps être le gourou d'une secte introuvable dans les rapports de la Miviludes. Je ne remets pas en cause son talent, son génie visionnaire. Mais les ficelles grossières mises en oeuvre pour  provoquer le manque, faire monter la tension, organiser des fausses fuites ont le don de m'exaspérer. Un geek (et dieu sait que je les adore) disait tout naturellement dans un reportage du JT " On n’est toujours super excité à l'idée de voir ce que va nous offrir Apple". Petit scoop mon ami : Apple ne t'OFFRE rien, il te le vend. Il te vend du rêve incompatible avec la connectique vendue précédemment Tu vas en plus débourser 30 euros de plus pour l'inévitable adaptateur.
           Le 15 septembre (oui mon article a 6 mois de retard et alors la procrastination c'est tout un art!), évènement mondial : la sortie de l'Iphone 5. Version quelque peu améliorée du téléphone précédent, quelques millimètres d'épaisseur un moins, un peu de technologie en plus et un changement de format qui le rend inadapté à ce que l'on t'avait précédemment refourgué.
Apple c'est un petit peu comme Mylène Farmer, une sorte de vaste escroquerie. Cultiver le mystère, de manière a ce que la quête soit au fond plus réjouissante que l'objet de la quête. Je suis pleine de contradictions. J'ai moi même un I-pod et j ai savamment chercher le moyen de débourser moins pour avoir l objet tant convoité l'I-phone 5 pour finalement me tourner vers le concurrent coréen.
Grand bien m'en a pris ....



jeudi 11 octobre 2012

L'oeil moderne d'un dépressif chronique plutôt sympathique

Voici une nouvelle fois ma propension à la procrastination exposée à la vue de tous.  L'exposition que je vous présente " Edvard Munch L'oeil Moderne" à Beaubourg  s'est terminée il y a quelques temps déjà (quelques mois au moins, quelques années peut-être). Malgré cela, je ne renonce pas à l'envie de vous en parler).

C'est une rétrospective assez complète de l'oeuvre du peintre, qui proposait le centre Pompidou malgré l'absence de son oeuvre majeure Le cri. C'est le portrait d'une âme tourmentée qui est brossé. Les éléments autobiographiques sont assez rares dans la scénographie . L'unique, une frise chronologique  qui se déroule à l'entrée de l'expo , je l'avais zappée. Cela a sûrement dû faussé quelque peu ma manière d'aborder l'homme .
Cette frise met en perspective l'oeuvre du peintre et les événements tragiques de son existence la perte de sa soeur notamment. Elle met en lumière également ses différents passages en hôpital psychiatrique. Ces hospitalisations, loin d'être subies, ponctuent son oeuvre. On comprend alors, que sa mélancolie il ne fait pas que la subir. Il la reconnait, il tente de s'en échapper.

En cela l'exposition est passionnante. Le postulat de départ, c'était de mettre en valeur le caractère moderne de son oeuvre,  faire d'Edvard Munch un artiste du 20ème siècle et non du 19 ème . On est loin de la caricature de l'artiste maudit, reclus dans son atelier. Munch fréquente l'avant garde intellectuelle et artistique de l'époque, il diversifie son art. Il créé des décors de théâtre, expérimente la photographie. Alors certes, il est centré sur lui même : autoportraits en tout genre en témoignent. Mais on sent cette volonté d'échapper à cette destinée, de rester au contact des autres, de ne pas sombrer, une putain d'envie de s'en sortir.

Il est bien né donc pénétrer et évoluer au sein de ce milieu d'intellectuels et d'artistes, est assez aisé. Mais il est surtout dépressif, tourmenté et pourtant il est au coeur de la modernité. Munch peindra d'ailleurs des scènes de vie liées à l'actualité : un incendie qui a touché Oslo, une bagarre, des sènes ouvrières ...
En 1908, il est interné pour alcoolisme et dépression nerveuse dans la clinique de Dr Jacobson. Afin de pouvoir régler ses soins, il transforme sa chambre en atelier et se met en scène dans ses photographies. Il établit une sorte de journal de bord d'un dépressif.

Il trouve dans chaque domaine de l'art une possibilité d'enrichir sa production de diversifier ses sources d'inspiration. Il trouve même dans le handicap un moyen de nourrir son imaginaire et c'est pour moi l'une des choses fantastiques de cet expo : faire d'une infirmité une valeur ajoutée à son oeuvre. La question de la vision est centrale chez lui. On peut citer ses perspectives, son traitement de la profondeur du tableau, ses personnages dont on a l'impression qu'ils vont surgir du tableau.  On a toujours l'impression de se noyer dans l'arrière plan de ses toiles.
Il expérimente des techniques de photographies  qui flirtent parfois avec le fantastique. La vérité est ailleurs .... Même dans ses toiles, on observe ces dédoublements comme si le sujet marchait à côte de lui même.

On  ressent sa solitude dans ses oeuvres. Il  se met en scène dans ses toiles comme dans ses photos mais souvent seul. Il peint des femmes mais on sent une certaine distance avec le sujet.

Cette expo, c'est le genre d'expo qui vous réconcilie avec les dépressifs, les spleeneux, les malheureux en tout genre. C'est le genre d'expo qui sort du cliché de l'artiste maudit. C'est le genre d'expo qui vous ravit et qui vous fait sentir que tout n'est pas perdu.

jeudi 5 janvier 2012

2012 ... Année de la loose ?? NON

        La nouvelle année pointant le bout de son nez, je me suis mise en quête de nouvelles résolutions à tenir. Je vous épargne les sempiternels : " cette année je me mets au sport "...
Cette année, moi, je blogue. Je ne me contente pas de trois pauvres articles par an. Je vais à l'encontre de ma nature paresseuse. J'arrête d'être spectatrice et je deviens enfin actrice. Ouh là là, tout ça me semble déjà bien trop affirmatif, ça m'effraie. Je suis déjà prête à revenir sur mes propos mais je n'en ferai rien. Je ne reviendrai pas non plus sur mes voeux de l'année 2011. Et oui j'annonçais les prédictions de Christine HAAS, à savoir une bonne, très bonne année pour les taureaux ( DSK ) et les vierges ( moi-même).

Cette année je veux tout (comme Ariane Moffat), je suis sûre que plein de bonnes choses m'attendent, nous attendent. Alors je souhaite à tous mes lecteurs (que j'espère de plus en plus nombreux) une belle année 2012.

Et comme c'est mon blog, je fais ce que je veux. Donc god bless Ryan Gosling !!!



Une histoire vraie David Lynch



Alvie c'est un type pétri de bon sens, qui à l'aube de ses 73 ans prend une décision plutôt courageuse. Il s'apprête à rejoindre son frère malade avec qui il est brouillé depuis bientôt 10 ans. Le postulat de départ est plutôt simple pourtant les choses s'annoncent plus compliquées qu'elles ne paraissent.  Alvie n'a pas le permis, et de toute manière ce voyage il doit l'affronter seul. Alors c'est sa tondeuse qu'il va enfourcher pour traverser l'Iowa afin de rejoindre le Wisconsin. Un peu plus de 500 km à parcourir à une vitesse dérisoire avec le risque d'arriver trop tard. Trop tard parce que Lyle a eu une attaque, trop tard parce qu'Alvie n'est plus tout jeune , trop tard parce que 10 ans sont passés et que la futilité de la brouille initiale rend la situation pathétique.
Le fim de Lynch a le mérite de respecter le rythme du voyage, sa temporalité. Ce voyage il aurait plus l'accomplir autrement, plus rapidement (et c'est pas faute de lui avoir proposé) mais d'une certaine manière il s'impose cette épreuve comme pour mieux comprendre ce qui l'a poussé à se conduire ainsi. Son périple est ponctué de rencontres étonnantes (normal pour un road movie me direz vous !!). La "collisionneuse" de cerfs en série est assez mémorable !! Il est lent ce voyage, il est lent ce film et pourtant on ne s'ennuie pas. On savoure chaque instant au son de la tondeuse.

Cet été , j'ai eu la chance (ou la malchance pour certains ) de voyager seule et c'est  cette expérience que j'ai revécu à travers ce film. Le voyage c'est l'apprentissage , se mettre au pied du mur, se révéler pleine de ressource, se tester en situation réelle. Et c'est de ça que parle le film, enfin je crois. Il parle également de la famille, des liens que l'on croit rompus à jamais. Et on n'en sort apaisé, il n'est jamais trop tard, rien n'est inéluctable. 

dimanche 19 juin 2011

True grit



Je reviens après des mois d'absence avec un film génial des frères Cohen ( s'agirait-il d'un euphémisme ?). A priori, rien ne me prédisposait à aller voir des histoires de cow-boys ... sans indiens. Rien sauf l'idée de faire découvrir à mon père la conciliation de deux choses qui me semblaient incompatibles : un western et du bon cinoche.

True grit n'est peut-être pas un classique du genre . A vrai dire qu'est ce qui fait d'un western un western ? Des mecs avec des éperons aux pieds sur des chevaux, banco je coche. Des fusillades dans  l'ouest sauvage, je coche aussi. Des types qui ont une certaine tendance à étancher leur soif avec du whisky, c'est bon également !!!!! 

Et pourtant au delà de ça , c'est magnifiquement filmé. Les paysages sont à couper le souffle, une sensation de liberté absolue s'en dégage. Et mon dieu, c'est drôle !!!!! Avec une galerie de personnages hauts en couleurs : l'histoire est dramatiquement légère. En effet, une jeune fille sans le sou à la recherche du meurtrier de son père, il y a plus fun comme postulat de départ !!! Mais au fond c'est cette alchimie entre les personnages et les situations cocasses découlant de leur rencontre, qui donnent toute sa profondeur au film. Et l'humour des frères cohen fait le reste quant à la légèreté nécessaire.

Trop en retard pour la sortie ciné mais tout à fait à l'heure pour la sortie DVD, foncez !!!!

dimanche 16 janvier 2011

C'est ch... Arman !!!


Pour débuter cette chronique, je vais vous exposer le problème existentiel auquel je suis confrontée. J'ai une tendance aiguë à remettre au lendemain ce que je pourrais faire le jour même. Par conséquent, je me retrouve à écrire un article conseillant vivement une exposition qui est déjà finie. Puisque j'ai attendu moi même le dernier week-end pour m'y rendre.

J'en suis désolée et je m'engage solennellement à contrer ma nature profonde. L'expo, que je devais donc vous conseiller, est celle d'Arman au centre Georges Pompidou. Bien évidemment, quelques unes de ses oeuvres se trouvent dans les collections permanentes du musée et rien ne vous empêche d'aller jeter un coup d'oeil à sa production sur internet.



Arman, artiste né en 1928 ayant étudié à l'Ecole des arts décoratifs de Nice, débute sa carrière comme peintre. Il privilégie l'abstraction au figuratif puis observera un tournant décisif dans sa carrière en travaillant l'objet, d'abord sur la toile, puis en tant que tel . Il s'inscrit dans un courant artistique "le nouveau réalisme". Pierre Restany critique d'art écrit le manifeste de ce courant artistique en 1960 se réclamant d'une nouvelle approche perceptive du réel.  Il sera signé entre autre par Arman, Yves Klein, Daniel Spoerri, Jean Tinguely ...



 Ce qui est assez passionnant dans cette exposition c'est la mise en perspective avec un courant de pensée et une époque très prolifique en terme d'art et de questionnement sur l'oeuvre et l'artiste. On pense notamment à Yves Klein qui a commencé avec ses happenings, son exposition du vide, à interroger le rôle de l'artiste dans la société avec l'aide de mécène tels que Iris Clert. Toute cette filiation, elle est là, bien présente dans cette exposition qui est aussi une sorte de témoignage sur ce qu'étaient les années 60 pour ces artistes. Je pense notamment à la série des portraits robots, accumulation d'objets racontant une personne. Pour Yves Klein, on notera son kimono de judo et une omniprésence de bleu ( le fameux bleu Klein IKB).


Dans la lignée des questionnements de Klein sur le vide, les premiers travaux d'Arman sont des compilations d'ordures, l'idée de saturer la galerie de plein. Arman travaille l'objet de consommation, l'accumule, le compile, le détruit, l'explose, le démultiplie, le déconstruit. Ainsi on retrouve des thématiques fondamentales la sérialité, la répétition, la société de consommation, la filiation avec d'autres mouvements (le cubisme et la déconstruction).

L'exposition organisée par thèmes rend compte des évolutions de sa pensée et de l'inscription de son oeuvre dans une démarche collective. Ses débuts de peintre avec des toiles abstraites où les objets se substituent au pinceau (tampons...) puis sa réflexion sur le plein avec les poubelles. Ensuite l'accumulation, répétition d'un objet de même type où la question de la série émerge. Question qu'il approfondira plus tard au sein de la régie Renault avec la production industrielle.


Cet objet sera dans un second temps malmené. Il réalise une série de colères, destructions d'objets organisées comme un cérémonial, en public. Ces performances laissent traces, donnent vie à une autre sorte d'objet et ne valent pas qu'à l'instant t. Par ailleurs, la manière de fracturer les objets est savamment étudiée, tout comme l'emplacement des explosifs et la manière dont  répond ou se décompose l'objet.


Dans cette quête de déconstruction des objets, les séries de coupes constituent une autre étape qui débuta en 1961. L'objet est encore mis en scène, présenté tel un tableau en 3D avec un cadre. L'oeuvre n'est pas que conceptuelle, elle vous touche en tant qu'objet pas seulement en tant que démarche avec un sens de l'esthétisme certain. La progression de son oeuvre est tout à fait lisible et évidente dans cette exposition. Des questionnements récurrents qui vont l'amener à faire évoluer son oeuvre se dégagent et s'inscrivent clairement dans une époque qui a vu l'objet usuel acquérir ses lettres de noblesse.

Superbe expo que vous avez, je l'espère, pu voir. En tout cas, découvrir Arman fut charmant.

jeudi 6 janvier 2011

Bonne année les kékés !!!!

Il y a quelques jours j'ai regardé Cdans l'air (remarquable émission au passage) le thème était la voyance. Et l'une des astrologues consultée par le tout Paris, Christine Haas, disait que 2011 serait une belle année pour les taureaux (Strauss Kahn) et pour les vierges (moi-même). Inutile de vous dire a quel point je m'empresse de découvrir ce que me réserve cette nouvelle année (un énième scandale sexuel avec mon assistant, une course à la présidentielle, ah non ça c'est dominique désolée). Mes ambitions sont plus modestes bien que j'aspire à de grandes choses également.

Il s'agit donc pour moi de vous souhaiter mes meilleurs voeux pour 2011. Que l'année soit pleine d'espoir (c'est la période ensuite on est foutu!!), de joie, de bonheur, de sérénité, d'amour !!! Vous avez tous prévu d'arrêter de fumer, d'entreprendre un régime, abandonnez ça ne marchera pas !!!! Je ne me départirai pas de mon sarcasme cette année, c'est mon arme absolue. Mais je dois l'avouer, moi aussi j'ai pris des résolutions que je ne tiendrai sûrement pas.

Il s'agit pour moi également de dresser un premier bilan de mes aventures de bloggueuse. Le première étant que pour différentes raisons, je n'ai pu poursuivre mon but premier de distiller des conseils modes grâce à des photos de tenues. Ces différentes raisons, je n'ai pas spécialement envie de les expliciter mais je tenterais d'y remédier à partir du printemps.

Parlons de l'affluence de ce blog : pour être tout à fait honnête, c'est assez désertique pour le moment ! Hormis mes fidèles amis (et ils sont peu nombreux), les 3 pecnos dont moi même qui sont membres de ce blog (merci amel et mag), je n'éclate pas les statistiques !!! Sans compter les quelques lobotomisés qui me servent d'amis et qui n'arrivent pas à se créer un compte google pour être membres, ça va être dur, très dur!! Pourtant j'ai des connexions régulières des USA, mais bon sang manifestez vous les lecteurs, je me sens seule.

Malheureusement, j'ai une autre théorie, que m'ont soufflée les scénaristes de ma série "Fais pas ci Fais pas ça", la connexion par erreur. En effet Denis Boulet, chomeur (euh pardon en reconversion professionnelle) se met à la musique et voit le nombre de connexions explosé lorsqu'il poste la vidéo de son clip. Malheureusement, il se rend compte qu'il a un homonyme, un certain Denis Boule acteur porno gay!!! Et comme Karina, c'est assez exotique comme prénom, pas besoin de vous faire un dessin. Ceci pourrait expliquer cela, à savoir les connexions journalières provenant des USA ou parfois de Hong Kong.

J'arrête les théories fumeuses : première résolution de cette nouvelle année!!